Mon pays : Le Mali

Le centre de mon pays est devenu un abattoir d’homme. Les échos disent que c’est un problème intercommunautaire, mais ce qui est sûr, c’est que ce mal perdure et doit être arrêté avant qu’il n’atteigne le pays entier.

Quelle solution ?

            Sachons que depuis la crise sécuritaire de 2012, les forces militaires de presque tous les pays sont venus au Mali pour une résolution, mais malgré tout cela, le reste s’aggrave de plus en plus. Les puissances occidentales sont partout au Mali. A fin de compte, je me dis que les armes ont montré leurs faiblesses. Parce qu’elles n’arrivent plus à empêcher les tueries. Mais avec toutes ces expériences, les dirigeants de mon pays continuent à accepter d’autres forces ou à renouveler les mandats des forces armées présentes sur le territoire malien.

Il y a aussi des milices au centre qui se sont armées pour s’auto protéger. Cela est intervenu à cause de l’insécurité. À reconnaître aussi que les dirigeants n’ont pas clairement jouer leur devoir de protection. Et quand un Etat n’arrive pas à assurer la sécurité de son peuple, chacun se sécurise.

            Faut-il désarmer ces milices ?

            Je dis oui ! Mais, il s’agit de toutes les milices. Il ne s’agit pas de désarmer certaines et laisser d’autres. Une fois cela fait, nous verrons si ces actes ignobles continueront, car « certains » pensent que c’est un complot international pour justifier la présence des pays occidentaux au Mali et afin de bien exploiter sa richesse. C’est possible. Que l’armée malienne soit présente partout pour assurer la sécurité si les milices doivent être désarmées.

            La France aussi doit être claire car elle est trop ambigüe dans cette histoire.

            Les Africains aussi doivent apprendre à se protéger sans les occidentaux, même si nous les avons aussi protégés lors des guerres qu’ils ont appelées mondiales. Nous n’avons pas besoins d’une armée politisée.

            Ne faudrait-il pas changer de tactique ? N’avons-nous pas un autre moyen plus efficace que les armes ?

            À cette question, je pense que l’arme la plus fatale, c’est la communication. Nous devons alors faire recours à elle. Il faut que les Maliens s’asseyent et parlent sincèrement pour que leur pays redevienne ce beau jardin qu’ils rêvent. Le bon dialogue peut tout.

Je pense !

                                                                                                     Bamako, le 21/06/2019

                                                                                       

   Judé SOGOBA-Philosophie

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