L’environnement : Ma vie

L’existence de toute espèce est indéniablement liée à son environnement. De ce fait, il est important de faire comprendre à l’être humain que l’environnement dans lequel nous vivons a une influence  sur notre existence. Ainsi, il convient de savoir qu’il façonne nos comportements, nos aspirations, et surtout notre bien-être. Il est plus qu’un simple cadre physique ; il est la composante intégrale de ma vie. Le détruire correspond à ma propre destruction.

Le milieu naturel

A savoir que la nature avec ses paysages aussi variés et son écosystème divers, est une source  constante d’inspiration. Les forêts, les montagnes, les rivières et les océans ne sont pas que des lieux de détente ou d’aventure, mais aussi des lieux essentiels qui soutiennent la vie sur Terre.

L’air et l’eau

Nous devons faire attention avec les gaz et toute autre chose qui pourrait salir l’air. Car pour Adama Sambou Sissoko, environementaliste : «la pureté de l’air que nous respirons, la qualité de l’eau que nous buvons, et la fertilité des sols qui produisent notre nourriture  sont toutes dépendantes de la santé de notre environnement naturel».

Nous devons coute et coute préserver la nature  qui nous entoure parce que quand elle est malade, c’est que nous sommes malades.

La pollution de l’environnement

La pollution est à l’origine de plusieurs maux sociaux. Selon l’environnementaliste Abdramane Sanogo, elle a, bien sûr, de nombreuses conséquences négatives qui affectent à la fois la santé humaine et l’écosystème. Tout d’abord, elle joue négativement sur la qualité de la santé humaine car quand l’atmosphère est polluée, cela peut provoquer des maladies respiratoires comme l’asthme, la bronchite chronique et même le cancer de poumon. Elle peut provoquer égalment des maladies cardiovasculaires. Des problèmes neurologiques vu que la pollution de l’environnement peut être à l’origine des problèmes de développement chez les enfants. Dans une revue scientifique The Lancet publié en mai 2022 sur les effets de la pollution au niveau de la santé humaine, Pr Philip J Landrian, docteur en médécine a observé 9 millions de morts prématurés en 2019.

Elle contribue au réchauffement climatique à travers le changement climatique qui est provoqué par les émissions de gaz à effet de serre. Ceci entraîne des phénomènes météorologiques extrêmes, la fonte des glaciers, l’élévation du niveau des mers, la chaleur ardente comme la canicule en 2024 au Mali.

A noter égalment, la perte de biodiversité, l’acidification des océans, la rareté des pluies, etc..

Sur le plan économique :

Le coût de la santé devient exhorbitante à cause du traitement des maladies causées par la pollution dont le traitement représente une charge financière très lourde pour les systèmes de santé.

La perte de productivité en est un autre problème dans la mesure où les maladies et les décès prématurés dus à la pollution peuvent réduire la force de travail.

Sauvons l’environnement

De ce fait, investir dans l’environnement agréable est un moyen de prendre soin de mon bien-être et de ma vie quotidienne. Rien alors ne serait de trop pour proteger l’environnement. Si nous voulons vivre longtemps et heureux, il faut que la nature soit notre amie de tous les jours.

Toutes ces conséquences montrent l’importance de prendre soin de l’environnement tout en réduisant et en protégeant l’environnement, afin de préserver la santé humaine et les écosystèmes.

Enfin, mon environnement est ma vie car il touche chaque aspect de mon existence. Alors, il faut protéger la nature, avoir des espaces urbains et ruraux sains et soignés notre comportement vis-à-vis de la nature est un comportement responsable qui contribue à un monde meilleur pour tous.       

Le paradoxe : pauvre et riche en même temps

Dans ce 21ème siècle, un nouveau vent souffle pour l’Afrique noire. Ce vent est celui de la souveraineté africaine. Mais, comment cette souveraineté peut être acquise ? Dans ce billet, je tenterai de proposer des pistes de solutions.  

Beaucoup d’études ont révélé que l’Afrique est un continent riche. Mais, force est de constater que les Africains sont les plus pauvres. Ce qui signifient que les populations africaines doivent revoir leur politique de développement. Ainsi, pour un développement digne de ce nom, je vais proposer les éléments fondamentaux qui contribuent forcement à l’essor économique, social et politique d’un Etat. Le développement d’un pays repose nécessairement sur ceux-ci. Pour améliorer la qualité de vie de ses citoyens et permettre aux pays africains de prospérer, il faut ces éléments essentiels : La stabilité politique :Un Etat stable et capable de maintenir l’ordre est essentiel pour favoriser un environnement propice au développement. Cette instabilité peut freiner les investissements et empêcher la croissance économique.Les institutions et les hommes efficaces :Les hommes honnêtes, patriotes, intègres et moraux sont sollicités. Ensuite, il faut des institutions gouvernementales transparentes, responsables et exemptes de corruption. Celles-ci étant nécessaires pour garantir l’équité, l’état de droit et la confiance des citoyens et des investisseurs.          Une bonne justice permet l’égalité sociale. Celle-ci de retour, réduit les inégalités sociales, plus spécifiquement celles liées au genre, à la classe sociale, à l’ethnie, à la religion. Ce qui va promouvoir la cohésion et l’harmonie sociales.

L’éducation de qualité, innovation et recherche : Il ne s’agit pas d’une éducation moribonde. Il faut un système éducatif très solide et crucial afin de permettre la formation d’une main-d’œuvre qualifiée et très compétente. On ne peut parler d’une innovation, de la productivité et de la croissance économique à long terme tant qu’on n’a pas accès à une éducation de qualité.Il faut encourager la recherche scientifique et l’innovation technologique avec des prix d’Etat car elles stimulent la croissance économique et favorisent la compétitivité à l’échelle mondiale. Il faut des bibliothèques universitaires et subventionner les livres. La sécurité et la justice :Ces deux secteurs sont tellement importants qu’il faut en parler soigneusement. Car partout où il n’y a pas de justice, il n’y a pas de sécurité. La sécurité sur tous ses plans doit être soignée. Il faut des patriotes prêts à mourir pour l’intégrité territoriale. L’appareil judiciaire doit être irréprochable. Il y faut des hommes qui sont moralement irréprochables, impartiaux. Éviter une justice corrompue à tout prix.  

L’infrastructure solide :Vu l’importance de cet élément, il faut des infrastructures modernes telles que l’énergie, les télécommunications, les routes, les transports, les réseaux, etc., sont toutes essentielles pour rehausser les activités économiques et faciliter les échanges commerciaux.La santé et le bien-être social :Pour le développement d’un Etat, il faut savoir que la santé des citoyens est réellement déterminante. Qui parle de celle-ci, parle de l’accès à l’eau potable et des soins de santé adéquats. Ce qui permet la résilience d’une population. La stabilité économique : Quand l’économie est stable et diversifiée, les investissements nationaux et étrangers sont au rendez-vous. Aussi, il faut une gestion prudente et minutieuse des finances publiques. Il est également essentiel de lutter contre l’inflation pour le maintien de la stabilité économique.

Le développement durable :Celui-ci n’est possible sans la protection de l’environnement et la promotion d’un développement durable. Il faut une gestion responsable des ressources naturelles et la réduction des émissions contribuant à préserver l’écosystème et à atténuer les effets du changement climatique.

L’engagement international : Il permet la participation active aux relations internationales, la diplomatie et la coopération internationale qui participent à l’élargissement des horizons économiques et politiques de l’Etat. Sans oublier le partenariat gagnant-gagnant et non maître à esclave.

Pour terminer, notons que le développement d’un pays repose sur un équilibre entre ces différents éléments fondamentaux. Mais aussi, l’harmonie des ces différents secteurs favorise une croissance durale et un bien-être acquis pour les citoyens. Il faut tout adapter à nos réalités sans oublier nos cultures pour un avenir meilleur.

Par Judé Sogoba

Un mot sur l’incivisme au Mali

Ce regard est porté sur le mauvais comportement des Maliens. Autrement dit, l’incivisme.

Chers concitoyens Maliens, sachez que l’incivisme est à la mode dans notre pays. Pour le savoir, regardez juste à côté de vous, les jeunes passent tous leurs temps à prendre du thé, aucun code de circulation n’est respecté (le feu tricolore, l’excès de vitesse  »car celui qui ne va pas vite est gawa », et les policiers qui doivent s’assurer du bon respect de ce code, font de cela, leurs affaires en prenant les billets de 500, 1000 et de 2000 F…), l’injure est monnaie courante. Mais ce qui fait mal encore, est que personne n’est dérangée consciencieusement. Celui qui ne peux pas corrompre, est faible ou incapable. Alors qu’il n’y a pas corrompu sans corrupteur.

L’administration est malade, pourrie ; l’impossible est rendu possible par la corruption, car le langage c’est sauf si vous faites quelque chose, sinon c’est impossible aujourd’hui. Et malheureusement, personne ne veut attendre !

Les gouvernants, en ce qui les concerne, l’image du peuple est l’illustration parfaite des leurs. Un mauvais gouvernement dirige toujours un mauvais peuple ! Alors que chacun s’interroge et se rectifie !

Si nous voulons un Mali meilleur, calme, beau… adoptons de bons comportements et cessons l’injustice !      Judé SOGOBA-Philosophe (Major)

Le gouvernement et les enseignants face à la situation de la crise scolaire : Quel bras de fer !

La crise scolaire au Mali est devenue une préoccupation majeure pour tous les citoyens maliens. Les « parents d’élèves », les élèves, les enseignants sont en bras de fer avec le gouvernement. Il incombe à tous les maliens de s’imprégner de cette crise afin de participer à sa résolution.

Dans mon article précédent sur la grève comme handicap pour l’instruction, j’ai signalé que le gouvernement doit prendre sa responsabilité en prenant des décisions rationnelles, afin de trouver une solution pérenne à ce spectre scolaire.  

Nelson Mandela disait : « L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde ». Et dira Danton : « Après le pain, l’éducation est le premier besoin d’un peuple ». Si tout cela est vrai, je dirai que les dirigeants maliens font preuve de crise de rationalité dans la mesure où ceux qui doivent diriger le Mali de demain, sont privés de leurs droits qui est l’instruction. Même si la donne nous révèle que les enfants de nos gouvernants viendront diriger le Mali futur. Car c’est cette analyse que je fais.

Le gouvernement malien se montre désintéresser par le problème de l’éducation qui hante le pays actuellement parce qu’il ne fait pas de l’école une priorité qui l’est pour tout gouvernement sérieux. Les syndicats de l’éducation, signataires du 15 octobre 2018 (SYPESCO, SYNEB, SYNEFCT, SYNESEC, SYLDEF, COSES et SNEC) ont marché le 6 mars 2019. Ils réclament pour les enseignants, les points suivants :

  • L’exigence de l’application des accords ;
  • Une prime de documentation ;
  • Une prime de logement ;
  • Avoir l’accès aux services centraux de l’Etat ; etc…

Toutes ces réclamations sont faites pour que le personnel enseignant ait une amélioration de ses conditions de vie et de travail.

Ce bras de fer n’aboutira-t-il pas à une année blanche ?

Je pense qu’une marche nationale est nécessaire ! Alors Maliennes et Maliens, levons-nous.

Bamako, le 18/03/2019

                                                                                       Judé SOGOBA

Philosophe en formation. :

La grève : Quel handicap pour l’éducation ?

Ce billet a pour objectif d’attirer non seulement l’attention des maliens sur les conséquences des grèves intempestives qui se passent à l’intérieur du pays (Mali), mais aussi le rôle que le gouvernement peut jouer pour les atténuer. Il parle aussi de la grève comme un handicap à l’éducation.

La partie ‘’a’’ de l’article 18 de la constitution du Mali stipule que « Tout citoyen a droit à l’instruction. […]. » Ensuite, l’article 21 : « Le droit de grève est garanti. Il s’exerce dans le cadre des lois et règlement en vigueur. » C’est en se basant sur ces articles que nous voulons nous exprimer.

L’instruction étant un droit pour tout citoyen malien, nous avons constaté que ce droit n’est pas respecté, vu les conditions dans lesquels les enfants du Mali étudient. Avec les grèves intempestives des enseignants et des élèves eux-mêmes, nous assistons à une crise d’éducation qui perdure depuis plusieurs décennies. Ce qui peut être expliqué par la démission de l’Etat malien dans l’instruction des citoyens maliens. Si tout homme est le fruit de sa jeunesse, il est certains que les hommes de demain au Mali seront plus médiocres que ceux d’aujourd’hui. C’est pour dire que les grèves deviennent un frein pour l’éducation malienne.

Il est temps que tous les Maliens sachent que le futur du pays est menacé, car les produits qui doivent assurer la relève sont mal formés. Mais à comprendre que malgré « l’effort » fourni par le gouvernement, le commun mortel malien sait que les enfants de la majeure partie de nos dirigeants sont à l’extérieur pour les études. Cela prouve que les efforts fournis sont émaillés d’une mauvaise volonté de la part de ces derniers.

La grève des enseignants ne doit pas être blâmée car ils doivent être mis dans des situations confortables pour bien travailler. Partout où les enseignants sont bien traités, on remarque des réussites considérables en ces lieux. D’ailleurs, c’est parce que les enseignants sont bien pris en charge à l’extérieur que les riches envoient toujours leurs enfants pour y étudier. Ils sont aussi envoyés dans les privés. Quand l’enseignement n’est pas valorisé, cela voudrait dire que la sécurité, l’éducation, la santé ; en un mot, le futur de ce pays est en voie de paupérisation. 

Derrière un comptable, un médecin, un Ministre, un Président, etc., se trouve un enseignant. Que l’Etat prenne sa responsabilité !

                                                                                 Bamako, le 04/03/2019

                                                                                        Judé SOGOBA

                                                                                            Philosophie