L’environnement : Ma vie

L’existence de toute espèce est indéniablement liée à son environnement. De ce fait, il est important de faire comprendre à l’être humain que l’environnement dans lequel nous vivons a une influence  sur notre existence. Ainsi, il convient de savoir qu’il façonne nos comportements, nos aspirations, et surtout notre bien-être. Il est plus qu’un simple cadre physique ; il est la composante intégrale de ma vie. Le détruire correspond à ma propre destruction.

Le milieu naturel

A savoir que la nature avec ses paysages aussi variés et son écosystème divers, est une source  constante d’inspiration. Les forêts, les montagnes, les rivières et les océans ne sont pas que des lieux de détente ou d’aventure, mais aussi des lieux essentiels qui soutiennent la vie sur Terre.

L’air et l’eau

Nous devons faire attention avec les gaz et toute autre chose qui pourrait salir l’air. Car pour Adama Sambou Sissoko, environementaliste : «la pureté de l’air que nous respirons, la qualité de l’eau que nous buvons, et la fertilité des sols qui produisent notre nourriture  sont toutes dépendantes de la santé de notre environnement naturel».

Nous devons coute et coute préserver la nature  qui nous entoure parce que quand elle est malade, c’est que nous sommes malades.

La pollution de l’environnement

La pollution est à l’origine de plusieurs maux sociaux. Selon l’environnementaliste Abdramane Sanogo, elle a, bien sûr, de nombreuses conséquences négatives qui affectent à la fois la santé humaine et l’écosystème. Tout d’abord, elle joue négativement sur la qualité de la santé humaine car quand l’atmosphère est polluée, cela peut provoquer des maladies respiratoires comme l’asthme, la bronchite chronique et même le cancer de poumon. Elle peut provoquer égalment des maladies cardiovasculaires. Des problèmes neurologiques vu que la pollution de l’environnement peut être à l’origine des problèmes de développement chez les enfants. Dans une revue scientifique The Lancet publié en mai 2022 sur les effets de la pollution au niveau de la santé humaine, Pr Philip J Landrian, docteur en médécine a observé 9 millions de morts prématurés en 2019.

Elle contribue au réchauffement climatique à travers le changement climatique qui est provoqué par les émissions de gaz à effet de serre. Ceci entraîne des phénomènes météorologiques extrêmes, la fonte des glaciers, l’élévation du niveau des mers, la chaleur ardente comme la canicule en 2024 au Mali.

A noter égalment, la perte de biodiversité, l’acidification des océans, la rareté des pluies, etc..

Sur le plan économique :

Le coût de la santé devient exhorbitante à cause du traitement des maladies causées par la pollution dont le traitement représente une charge financière très lourde pour les systèmes de santé.

La perte de productivité en est un autre problème dans la mesure où les maladies et les décès prématurés dus à la pollution peuvent réduire la force de travail.

Sauvons l’environnement

De ce fait, investir dans l’environnement agréable est un moyen de prendre soin de mon bien-être et de ma vie quotidienne. Rien alors ne serait de trop pour proteger l’environnement. Si nous voulons vivre longtemps et heureux, il faut que la nature soit notre amie de tous les jours.

Toutes ces conséquences montrent l’importance de prendre soin de l’environnement tout en réduisant et en protégeant l’environnement, afin de préserver la santé humaine et les écosystèmes.

Enfin, mon environnement est ma vie car il touche chaque aspect de mon existence. Alors, il faut protéger la nature, avoir des espaces urbains et ruraux sains et soignés notre comportement vis-à-vis de la nature est un comportement responsable qui contribue à un monde meilleur pour tous.       

Le retrait de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) de la CEDEAO : Eclatement du bon vent pour une souveraineté effective

Tout d’abord, il faut noter que la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est en substance dirigée par le gouvernement français, qui, à son tour, se fait représenter par des néocolonialistes dénommés présidents ‘’démocratiquement élus’’ des pays membres de la CEDEAO. De ce fait, il convient que ces trois pays de l’Alliance des Etats du Sahel (Mali, Burkina, Niger)-AES- partent jusqu’au bout de ce combat car ‘’l’homme est maître de son destin’’.

Ce combat idéologique doit être efficacement nourri. Ainsi, pour bien nourrir celui-ci, il faut que nous sachions que la monnaie, la sécurité et la constitution constituent le triangle de la souveraineté d’un pays.

Quel rôle joue ce triangle de la souveraineté ?

La souveraineté d’un pays repose sur plusieurs piliers essentiels, parmi lesquels la monnaie, la sécurité et la constitution jouent des rôles cruciaux.

La monnaie, en tant que moyen d’échange, reflète la stabilité économique d’une nation. Une monnaie forte renforce la crédibilité sur la scène internationale, favorise les échanges commerciaux et contribue à la prospérité nationale.


La sécurité, quant à elle, est un élément fondamental de la souveraineté. La protection des frontières, la défense contre les menaces internes et externes garantissent la stabilité et l’intégrité territoriale d’un pays. Un État capable d’assurer la sécurité de ses citoyens consolide sa souveraineté et renforce sa position dans les relations internationales.


La constitution représente le socle juridique sur lequel repose l’organisation et le fonctionnement de l’État. Elle établit les principes fondamentaux, les droits et devoirs des citoyens, ainsi que les mécanismes de gouvernance. Une constitution bien élaborée contribue à la stabilité politique et sociale, renforçant ainsi la souveraineté en offrant un cadre institutionnel solide.


L’interaction entre ces trois éléments est complexe. La monnaie, par exemple, peut être influencée par les politiques économiques définies dans la constitution. De même, les dépenses liées à la sécurité nationale peuvent impacter la stabilité économique. Une constitution équilibrée permet de concilier ces impératifs, assurant ainsi une souveraineté équilibrée et durable.


Enfin, la place de la monnaie, de la sécurité et de la constitution dans la souveraineté d’un pays est intrinsèquement liée. Ces éléments interagissent de manière complexe, et leur équilibre est essentiel pour garantir la prospérité, la stabilité et la légitimité d’un État sur la scène internationale.


Bamako, le 31-01-2024
Judé Sogoba

Le paradoxe : pauvre et riche en même temps

Dans ce 21ème siècle, un nouveau vent souffle pour l’Afrique noire. Ce vent est celui de la souveraineté africaine. Mais, comment cette souveraineté peut être acquise ? Dans ce billet, je tenterai de proposer des pistes de solutions.  

Beaucoup d’études ont révélé que l’Afrique est un continent riche. Mais, force est de constater que les Africains sont les plus pauvres. Ce qui signifient que les populations africaines doivent revoir leur politique de développement. Ainsi, pour un développement digne de ce nom, je vais proposer les éléments fondamentaux qui contribuent forcement à l’essor économique, social et politique d’un Etat. Le développement d’un pays repose nécessairement sur ceux-ci. Pour améliorer la qualité de vie de ses citoyens et permettre aux pays africains de prospérer, il faut ces éléments essentiels : La stabilité politique :Un Etat stable et capable de maintenir l’ordre est essentiel pour favoriser un environnement propice au développement. Cette instabilité peut freiner les investissements et empêcher la croissance économique.Les institutions et les hommes efficaces :Les hommes honnêtes, patriotes, intègres et moraux sont sollicités. Ensuite, il faut des institutions gouvernementales transparentes, responsables et exemptes de corruption. Celles-ci étant nécessaires pour garantir l’équité, l’état de droit et la confiance des citoyens et des investisseurs.          Une bonne justice permet l’égalité sociale. Celle-ci de retour, réduit les inégalités sociales, plus spécifiquement celles liées au genre, à la classe sociale, à l’ethnie, à la religion. Ce qui va promouvoir la cohésion et l’harmonie sociales.

L’éducation de qualité, innovation et recherche : Il ne s’agit pas d’une éducation moribonde. Il faut un système éducatif très solide et crucial afin de permettre la formation d’une main-d’œuvre qualifiée et très compétente. On ne peut parler d’une innovation, de la productivité et de la croissance économique à long terme tant qu’on n’a pas accès à une éducation de qualité.Il faut encourager la recherche scientifique et l’innovation technologique avec des prix d’Etat car elles stimulent la croissance économique et favorisent la compétitivité à l’échelle mondiale. Il faut des bibliothèques universitaires et subventionner les livres. La sécurité et la justice :Ces deux secteurs sont tellement importants qu’il faut en parler soigneusement. Car partout où il n’y a pas de justice, il n’y a pas de sécurité. La sécurité sur tous ses plans doit être soignée. Il faut des patriotes prêts à mourir pour l’intégrité territoriale. L’appareil judiciaire doit être irréprochable. Il y faut des hommes qui sont moralement irréprochables, impartiaux. Éviter une justice corrompue à tout prix.  

L’infrastructure solide :Vu l’importance de cet élément, il faut des infrastructures modernes telles que l’énergie, les télécommunications, les routes, les transports, les réseaux, etc., sont toutes essentielles pour rehausser les activités économiques et faciliter les échanges commerciaux.La santé et le bien-être social :Pour le développement d’un Etat, il faut savoir que la santé des citoyens est réellement déterminante. Qui parle de celle-ci, parle de l’accès à l’eau potable et des soins de santé adéquats. Ce qui permet la résilience d’une population. La stabilité économique : Quand l’économie est stable et diversifiée, les investissements nationaux et étrangers sont au rendez-vous. Aussi, il faut une gestion prudente et minutieuse des finances publiques. Il est également essentiel de lutter contre l’inflation pour le maintien de la stabilité économique.

Le développement durable :Celui-ci n’est possible sans la protection de l’environnement et la promotion d’un développement durable. Il faut une gestion responsable des ressources naturelles et la réduction des émissions contribuant à préserver l’écosystème et à atténuer les effets du changement climatique.

L’engagement international : Il permet la participation active aux relations internationales, la diplomatie et la coopération internationale qui participent à l’élargissement des horizons économiques et politiques de l’Etat. Sans oublier le partenariat gagnant-gagnant et non maître à esclave.

Pour terminer, notons que le développement d’un pays repose sur un équilibre entre ces différents éléments fondamentaux. Mais aussi, l’harmonie des ces différents secteurs favorise une croissance durale et un bien-être acquis pour les citoyens. Il faut tout adapter à nos réalités sans oublier nos cultures pour un avenir meilleur.

Par Judé Sogoba

Au Mali, la laïcité en débat 

La laïcité fait débat au Mali alors qu’un projet de nouvelle Constitution est en gestation. Des religieux musulmans sont vent debout contre la révision, au motif que la laïcité est contre l’islam, inspirée du modèle français.

« La laïcité n’est pas une opinion, c’est la liberté d’en avoir une », nous enseigne Jean-Marie. (https://www.laicite-republique.org/la-laicite-n-est-pas-une-opinion-c.html).

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Certes, le mot a connu des mutations, mais Il faut rappeler que la laïcité est antérieure à l’indépendance au Mali. Et, même sous certains empires théocratiques comme l’empire peul du Macina, il y avait la liberté de cultes. Il faut alors noter que la laïcité est dans l’ADN du Mali. Ce n’est vraiment pas une inspiration de la révolution française de 1789.

Etymologiquement, le terme « laïc » désigne « les personnes et les choses qui ne sont pas de condition religieuse (prêtres, religieux) », de la même façon que ‘’civil’’ qui signifie ceux qui ne sont pas de condition militaire. Du latin  »laicus » et du grec  »laikos » « commun, peuple ». Il s’oppose à  »klerikos » (clerc) qui signifie les institutions proprement religieuses. Depuis l’Antiquité tardive, dans le vocabulaire de l’église chrétienne,  »laicus » désigne « toute personne de la communauté qui n’est ni clerc, ni religieux, c’est-à-dire profane en matière de théologie. » En droit, c’est le « principe de séparation dans l’Etat de la société civile et de la société religieuse » ( https://www.cnrtl.fr/definition/la%C3%AFcit%C3%A9 )

 Elle est contre la reconnaissance d’une religion d’Etat. Elle implique nécessairement la neutralité et l’impartialité de l’Etat à l’égard des confessions religieuses et impose l’égalité de tous devant la loi sans distinction de religion ou de conviction. Elle garantit aux croyants et aux non croyants le même droit à la liberté d’expression de leurs croyances ou convictions. Dans un Etat laïc, personne ne peut être contraint au respect de dogmes ou prescriptions religieuses.

Principes et valeurs sur lesquels repose la laïcité 

Elle assure aux hommes le droit d’avoir une religion ou de ne pas en avoir ; d’en changer également. Elle exclut les églises (religion) de l’exercice de tout pouvoir politique ou administratif et surtout de l’organisation de l’enseignement. C’est également le caractère de ce qui est indépendant des conceptions partisanes ou religieuses surtout. C’est l’impartialité de l’Etat à l’égard de toute confession religieuse. Elle garantit à tous le même droit à la liberté d’expression de leurs croyances sans avoir la crainte.

Pour Jean-Louis Bianco, le Président de l’observatoire de la laïcité, « La laïcité implique la séparation de l’Etat et des organisations religieuses. L’ordre politique est fondé sur la seule souveraineté du peuple, des citoyens, et l’Etat qui ne reconnaît et ne salarie aucun culte – ne régit pas le fonctionnement interne des organisations religieuses ».

De cette séparation se déduit la neutralité de l’Etat, des collectivités territoriales et des services publics, non de ses usagers. La République laïque impose ainsi l’égalité des citoyens face à l’administration et au service public, quelles que soient leurs convictions ou croyances. La laïcité n’est pas une opinion parmi d’autres mais la liberté d’en avoir une. Elle n’est une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l’ordre public ».

Philosophiquement, la laïcité signifie toute construction intellectuelle qui tend à empêcher l’emprise de toute confession sur la société, ce qui a pour conséquence de bannir l’imposition d’une religion civile par le politique tout en renvoyant les affaires spirituelles à la sphère privée.

 »La laïcité entretient les religions. Les religions tuent la laïcité » Nabil Alami.

Par Judé Sogoba

« Mali Kura », le prix à payer

La déception vis-à-vis de la classe politique est de plus en plus perceptible au sein de la population malienne. Ce sentiment s’explique par la trahison supposée de la classe politique, qui a provoqué la chute d’Ibrahim Boubacar Keïta. Depuis, de nombreux maliens aspirent à un renouveau ou « Mali Kura ». Ce qui nécessite un sacrifice de la part de chaque citoyen.

Le Mali est dans un trou profond et celui-ci a été creusé par les politiciens qui ont toujours eu l’occasion de relever le Mali mais qui ne l’ont jamais fait. Pour relever le pays de ce gouffre, aucun sacrifice n’est de trop. Il est difficile pour les autorités de la transition de prendre en charge tous les problèmes et mener un véritable changement. C’est pourquoi les Maliens doivent faire des sacrifices. Nous assistons, d’ores et déjà, à des mouvements de grève qui auront certainement un impact sur le fonctionnement du pays. Ces grèves peuvent même être un handicap à la réussite de la transition. Les dirigeants en place sont venus pour un temps et pour la résolution de problèmes bien déterminés.

Cette trahison politique se manifeste par la corruption, la gabegie, la mauvaise gouvernance, etc. Parmi ces problèmes, figure la lutte contre la corruption. Cette lutte dérange les politiciens véreux au sein du personnel politique malien, accusés par une certaine opinion d’être à l’origine de tous les maux dont souffre le Mali actuellement. Ces acteurs politiques ont ainsi contribué à donner une image exécrable à la politique en laissant l’impression d’être là seulement pour leurs intérêts personnels au lieu de trouver des solutions aux problèmes liés au quotidien des populations.

Don de soi

La politique n’est pas faite pour tout le monde. Mais, au Mali tout le monde veut être politicien. Ce qui fait que beaucoup ont fait de la politique une profession. Les politiques au chômage veulent venir aux affaires car il manque à manger il me semble. La liberté d’expression est vraie, mais il faut se taire d’abord, le temps de réparer les fautes.

La lutte contre la corruption est une condition sine qua non pour que cette transition réussisse. Il faut alors suivre la loi. Il n’y a pas de question de parents ni de cousinage à plaisanterie.  Il faut obliger que toute personne qui vole le pays rembourse intégralement. Aussi, démettre la personne de ses fonctions. Il faut une loi contre tous ceux qui ont fui avec les biens publics. Ainsi, à leur retour, on les poursuit.

Du fait qu’il y a trop de problèmes, il faut réduire le train de vie des gouvernants. Au lieu de faire croire aux populations que le pays est pauvre et s’enrichir, il faut cela. Les indemnités, les frais de missions doivent être diminués sinon supprimés. Aussi, les dirigeants de la transition doivent savoir qu’ils ne sont pas venus pour se faire de l’argent car une transition n’est pas de l’eau à boire. Ils doivent regarder avec deux yeux et écouter avec une seule oreille.

Nous sommes dans un pays où personne ne vient pour la cause commune mais plutôt pour sa famille. C’est cette réalité qui doit être combattue. Pour en finir avec ce problème, il faut valoriser l’éducation et le travail. Enfin, il faut nécessairement un don de soi de la part de tout Malien et plus particulièrement des autorités de transition pour la réussite de leur mission qui est sacrée. 

Bamako, le 21 mars 2023 Par Judé Sogoba

La laïcité?

La laïcité ?
 »La laïcité entretient les religions. Les religions tuent la laïcité » Nabil Alami.

Etymologiquement, le mot laïc désigne « les personnes et les choses qui ne sont pas de condition religieuse (prêtres, religieux) », de la même façon que le mot civil veut dire ceux qui ne sont pas de condition militaire. Il vient du latin  »laicus » et du grec  »laikos » « commun, peuple ». Il s’oppose à  »klerikos » (clerc) qui signifie les institutions proprement religieuses. Depuis l’Antiquité tardive, dans le vocabulaire de l’église chrétienne,  »laicus » désigne « toute personne de la communauté qui n’est ni clerc, ni religieux c’est-à-dire profane en matière de théologie. » Elle se définit en Droit par le « principe de séparation dans l’Etat de la société civile et de la société religieuse ». Elle est contre la reconnaissance d’une religion d’Etat. Elle implique nécessairement la neutralité et l’impartialité de l’Etat à l’égard des confessions religieuses et impose l’égalité de tous devant la loi sans distinction de religion ou de conviction. Elle garantit aux croyants et aux non croyants le même droit à la liberté d’expression de leurs croyances ou convictions. Dans un Etat laïc, personne ne peut être contraint au respect de dogmes ou prescriptions religieuses. Elle assure aux hommes le droit d’avoir une religion ou de ne pas en avoir ; d’en changer également. Elle exclut les églises (religion) de l’exercice de tout pouvoir politique ou administratif et surtout de l’organisation de l’enseignement. C’est également le caractère de ce qui est laïc, indépendant des conceptions partisanes ou religieuses surtout. C’est l’impartialité de l’Etat à l’égard de toute confession religieuse. Elle garantit à tous le même droit à la liberté d’expression de leurs croyances sans avoir la crainte. Jean-Louis Bianco (Président de l’observatoire de la laïcité), en répondant à la question suivante ‘’ Qu’est-ce que la laïcité ?’’, s’exprimait en ces termes dans un de ses entretiens :
La laïcité implique la séparation de l’Etat et des organisations religieuses. L’ordre politique est fondé sur la seule souveraineté du peuple, des citoyens, et l’Etat qui ne reconnaît et ne salarie aucun culte – ne régit pas le fonctionnement interne des organisations religieuses. De cette séparation se déduit la neutralité de l’Etat, des collectivités territoriales et des services publics, non de ses usagers. La République laïque impose ainsi l’égalité des citoyens face à l’administration et au service public, quelles que soient leurs convictions ou croyances. La laïcité n’est pas une opinion parmi d’autres mais la liberté d’en avoir une. Elle n’est une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l’ordre public.
En outre pour l’Encyclopédie philosophique universelle, elle est « Construction intellectuelle tendant à empêcher l’emprise de toute confession sur la société, ce qui a pour conséquence de proscrire (bannir) l’imposition d’une religion civile par le politique tout en renvoyant les affaires spirituelles à la sphère privée. »
Les trois principes et valeurs sur lesquels repose la laïcité sont : la liberté de conscience et celle de manifester ses convictions dans les limites du respect de l’ordre public, la séparation des institutions publiques et des organisations religieuses, et l’égalité de tous devant la loi quelles que soient leurs croyances ou leurs convictions.

 »La laïcité n’est pas une opinion, c’est la liberté d’en avoir une. » Jean-Marie.

Judé SOGOBA

Dialogue : ‘’M’’ et ‘’C’’

Dans ce dialogue, nous nous servons de M et de C pour nous faire comprendre. Il porte sur une situation concrète.

M : C, Pourquoi ces sanctions illégales, illégitimes et inhumaines ?

C : Elles ne sont ni illégales ni illégitimes ni inhumaines ?

M : Dites, pourquoi agir de la sorte ?

C : C’est l’ancien maître qui l’a souhaité !

M : Pourquoi ? Etes-vous là pour le servir ?

C : Non, Mais… ?

M : Mais, quoi ?

C : C’est lui qui nous a mis là en quelque sorte ?

: Donc, ce n’est pas votre peuple ?

C : Oui, mais pas exactement !

M : Comment ça ?

C : Celui qui ne fait pas sa volonté, n’aura jamais la paix dans son pays.

M : La paix africaine doit-elle venir de l’ancien maître selon vous ?

: Non, mais… ?

: Je dirai non et il n’y a pas de mais qui tienne ici ! Car l’Afrique doit résoudre ses problèmes seule.

C : Sinon, ses sanctions n’arrangeaient ni toi ni moi. Mais hélas ! Maintenant, ça va ?

M : Sachez que l’Afrique est responsable de tout ce qui la concerne et cessez d’être les laquais de l’ancien maître.

C : C’est ça mais ce n’est pas facile.

M : Et pourtant, ça l’est. Mais, pourquoi la levée de l’embargo est conditionnée à ce que nous ne nous impliquons pas dans… ?

: Tu connais bien la réponse.

M : Parce qu’il sait que nous, on ne se laissera pas entrainé par elle et qu’on ne jouera pas son jeu.

C : Certainement !

M : Vous savez pertinemment que ces élections se feront sous notre contrôle.

C : Comment ?

M : Vous le savez très bien. On ne veut plus de l’ancien maître car il n’est pas honnête.

: Ça ne sera pas facile.

M : En venant, on savait que rien n’allait être facile.

         Pour une Afrique développée, il faut ses dignes fils. Car cet enfer que le continent africain vit, est voulu voire même prémédité par l’ancien maître. La souffrance de l’Afrique fait le bonheur de l’ancien maître ce qui est inhumain.

                                                      Judé SOGOBA

L’armée malienne

A l’occasion du 20 janvier (fête de l’armée malienne), je m’en vais vous rappeler de façon succincte l’historique, le rôle de l’armée malienne et lui souhaiter excellente fête de l’armée.

L’armée malienne a vu le jour le 1er octobre 1960. Mais en effet, c’est le 20 janvier 1961 que le président Modibo Keïta, après son investiture devant l’Assemblée nationale, devant le corps diplomatique accrédité dans notre pays, a solennellement demandé l’évacuation des troupes coloniales françaises du territoire malien. Le 20 janvier 1961, quatre mois après la proclamation solennelle de l’indépendance de la République du Mali jeudi le 22 septembre 1960, les députés, réunis en séance plénière de l’Assemblée Nationale, adopte la loi n061-26 qui crée le drapeau national du Mali.

L’armée malienne est composée de la défense dont l’armée de terre, l’armée de l’air, la Garde nationale, la Gendarmerie nationale… et de la sécurité qui est composée de la police nationale, la protection civile…

Son rôle

Les forces armées maliennes (FAMa) sont responsables de la défense de l’intégrité territoriale, de la souveraineté du Mali et de celle des personnes et leurs biens.

Elles ont également participé à des missions de maintien de la paix en République démocratique du Congo (ONUC en 1960-1964 et MONUC depuis 1999), au Libéria en 1990, en Sierra Leone en 1997 et Centrafrique en 2000…

Être dans l’armée n’est pas une aisance. C’est vrai qu’il n’y a rien sans risque mais le cas du militaire est encore spécifique. Il va en mission tout en laissant sa famille derrière lui. Il ne sait même pas s’il reviendra un jour. Car il vit parfois des missions sans retour sous les balles de l’ennemis qui ne cessent de pleuvoir sur lui. Mais, il tient et est prêt à y laisser sa vie pour sa patrie. Il voit la mort venir vers lui. Mais, il l’affronte avec courage et témérité.

Alors, chers politiques, prenez soin des FAMa en leur donnant des formations de qualité et en leur dotant des armures dignes de ce nom. Evitez de les envoyer sur le front sans les vivres et sans armes sophistiquées. Répondons favorablement à leurs doléances. Car si nous dormons bien, c’est parce qu’elles veillent sur nous. La sécurité, elle est si précieuse ! Sans elle, rien ne va bien.

Bonne fête de l’armée à nos braves FAMa.

Nous comptons sur les FAMa.                          

Judé SOGOBA (philosophe de formation).

La CDEAO des chefs d’Etat et de la France

La CDEAO des chefs d’Etat


La CDEAO de la France


Oui, La CDEAO des chefs d’Etat et de la France


Elle n’est pas celle des peuples africains.
Sinon, il n’allait pas y avoir ces décisions inhumaines contre le peuple malien.
La CDEAO qui ne veut pas consommer la présence de la Russie dans le cadre de la sécurité.


La CDEAO et Macron se donnent la main pour sanctionner injustement le Mali.
Mais, Maliennes et Maliens, nous ne devons jamais reculer face à ces politiciens véreux et caméléons.


Assumons notre responsabilité en soutenant les autorités de la transition.
Certes, c’est difficile mais pas impossible.
C’est le moment pour nous d’être à jamais souder.


C’est le moment de montrer pratiquement notre devise nationale: Un Peuple-Un But-Une Foi.
Il n’y a pas de liberté gratuite.
Osons cette fois-ci.
Supportons tout!
Et pensons aux générations futures

Nous ne voulons plus être laquais d’aucune autre puissance néocolonialiste.

Judé SOGOBA (philosophe)

L’actualité politique au Mali

Le coup d’Etat au Mali est bien consommé.

N’en déplaise aux partisans irréductibles des théories démocratiques.

On gouverne avec les idées, la vision qu’on a pour la prospérité sociale.

La CEDEAO se fout-elle du peuple malien?

Quand le Mali a souffert avec les bourdes, la voyoucratie et le népotisme de IBK, où était la CEDEAO ?

Quand les maliens étaient dans les rues et réclamaient une meilleure gouvernance, qu’est-ce que les chefs d’États de la CEDEAO ont pu dire à Ibrahim Boubacar Keita ?

Le moment est venu de revoir la CEDEAO, cette organisation fantôme et fantoche, de même que l’Union Africaine.

Ces deux organisations sous-régionales et continentales ne valent rien et ne servent jamais les intérêts des peuples Africains.

Que chaque peuple prenne son destin en main et qu’il vive ou périsse. Tant mieux ou tant pis.

Rappelez-vous qu’en 2015, c’est la même CEDEAO qui, dans sa vision anachronique et toujours à l’encontre de la volonté des peuples, a voulu semer le désordre au Burkina Faso en demandant aux burkinabé de négocier avec les puschistes.

Et tout cela dans l’espoir d’entraver la marche du peuple burkinabé après l’insurrection populaire. Que les maliens s’assument.

Il est temps que les peuples fassent réfléchir ces médiocres dirigeants toujours imbus d’eux-mêmes.

Si les chefs d’Etats de la CEDEAO viennent au Mali pour aider le peuple malien à trouver des solutions à leur problème, qu’ils les accueillent à bras ouvert.

Mais s’ils viennent pour nous imposer leurs macabres lois, que les maliens leur montrent que le Mali ne saurait être l’épicentre du néocolonialisme et de la couardise.

Tidiani Bakary Guindo