Fini avec le cancer du sein

Dans ce billet, je donne quelques informations sur le cancer du sein. Car une population informée est une population avertie et sauvée.  La bonne information est atout dans la prévention de cette maladie.

Le cancer du sein est un dérèglement de certaines cellules qui se multiplient et forment une tumeur (une grosseur sous forme de boule  )maligne au niveau du sein.

La malignité s’explique par le fait  qu’il peut s’étendre à d’autres parties du corps et peut souvent se réapparaître après le retrait.

Epidémiologie :

Selon OMS:

Plus de 2,2 millions de cas de cancer du sein ont été recensés en 2020 au Monde . Près d’une femme sur 12 développe un cancer du sein dans sa vie….

 Au Mali, on parle d’environ 2450 cas de cancers du sein en 2020.

À noter que les hommes sont concernés aussi , les études montrent que 1% du cancer de sein au Monde sont des hommes.

Facteurs de risque :

  Les facteurs qui accroissent le risque du cancer du sein sont nombreux. On peut citer entre autres : un âge grandissant, l’obésité, l’abus d’alcool, des antécédents familiaux de cancer du sein, le tabagisme, un traitement hormonal post ménopause, etc….

Signes qui font penser au cancer du sein :

Ils sont : toute grosseur nouvelle au sein ou à l’aisselle, toute modification de la forme ou de la taille du sein, tout écoulement anormal par le mamelon, tout changement notoire de l’aspect de la peau du sein ou de l’aréole… En cas de constat d’un de ces signes, vous devez voir votre médecin car ceux-ci constituent les symptômes visuels les plus répandus du cancer du sein. Sinon cela ne veut pas dire que leur présence est forcement un cancer du sein.

Dépistage :

     La lutte contre le cancer du sein est un enjeu sanitaire grandissant dans notre pays, elle passe en priorité par l’accès à un dépistage précoce dont le moyen le plus facile est l’autopalpation.

Son but est le diagnostic précoce avec un bon pronostic.

 Elle est faite une fois par mois après les règles chez les femmes en âge de procréation ou un moment fixe pour les ménopausées.

Comment ça se fait l’autopalpation ?

La réponse à cette question est donnée dans le billet qui va suivre.

Son traitement

Le traitement du cancer du sein au Mali n’est pas encore totalement  gratuit , quelques  médicaments sont offerts aux patients  Alors, vu la pauvreté de la population, il est nécessaire que les autorités prennent en compte ce fléau afin de rendre gratuit ces médicaments pour faciliter la prise  en charge du  cancer du sein au Mali.

Le cancer du sein est une maladie grave, mais le Diagnostic précoce augmente la chance de guérison totale.

Supervisé par AAFEDEM (Association d’Aide aux femmes et Enfants déminés)

                                                                                    Judé SOGOBA 77 40 01 39

La dégénérescence de la relation entre le Mali et la France

Quand les intérêts du loup sont menacés, il devient si féroce.

Ce billet va porter sur la dégénérescence de la relation Mali et France causée par les propos tenus par le PM Dr Choguel K. Maïga. Après avoir qualifié de « honte » les accusations d’« abandon » du Mali par la France. Et le Président Eammanuel Macron dixit « Sans la France au Sahel, il n’y aurait plus de gouvernement au Mali ». Pourquoi une telle réaction du Président français ? Est-ce la France le gouvernement du Mali ? 

Le Mali, depuis 1960, a pris son indépendance. Présent dans tous les discours. Mais, le néo-colonialisme a fait son entrée par usurpation. Depuis belle lurette, la problématique de sa souveraineté est sur les lèvres. Mais malgré tous ceux-ci, la liberté du politique malien est confisquée. A la tribune de l’ONU, quand Dr Choguel K. Maïga s’exprime de la sorte, le Président E. Macron se voit étonner d’avoir entendu ces propos prononcés par le Premier ministre malien. Mais, Monsieur le Président E. M., vous oubliez que nous vous avions aidé à vous libérer lors des guerres dites mondiales ? En vous aidant à faire cela, nous ne l’avons jamais fait avec une telle hypocrisie.  Mais de nos jours, votre présence au Mali dans le cadre de la lutte contre le terrorisme laisse à réfléchir.  Pourquoi ?

 Parce que vous avez tous les moyens sophistiqués qui peuvent nous/vous permettre de détecter toute anomalie au nord du Mali et partout où le besoin se fait sentir. Nous avons toujours dénoncé cette relation ambiguë mais vous avez joué avec le têtu. C’est parce que vous n’êtes pas clairs avec les Maliens qu’ils décident de se libérer de vous. Alors, c’est normal ! Il est temps que nous africains commencions à réaliser ce que nous avons écrit dans les livres. Si vous perdez le Mali, vous allez perdre le reste de… Donc, soyez sincères.

Mon Afrique est  » le berceau de l’humanité « .

Alors à nous africains d’utiliser la raison et d’être responsables.

 Par Judé SOGOBA

Mali : La nécessité de la révision constitutionnelle

Le Mali est régi par une constitution qui date de 1992. Beaucoup de débats sont actuellement autour de cette constitution depuis belle lurette. Certains veulent une révision entière, mais d’autres pensent plutôt qu’il y a un problème d’hommes sérieux pour mettre en pratique cette constitution.

         Notons d’abord que d’aucuns pensent que la révision de la constitution n’est pas une nécessité. Car ceux-ci pensent plutôt qu’il y a un manque d’hommes honnêtes pour la mise en pratique de cette constitution et soulignent que même si on la révise, si nous n’avons pas d’hommes républicains, on reviendra au même état de fait. Malgré cet état de fait, force est de reconnaître que quelques parties ou articles doivent être révisés.

Parmi ces articles, nous avons :

Article 31 : Tout candidat aux fonctions de Président de la République doit être de nationalité malienne d’origine et jouir de tous ses droits civiques et politiques.

Proposition : Tout candidat aux fonctions de Président de la République doit être uniquement de nationalité malienne d’origine et de jouir de tous ses droits civiques et politiques.

Article 62 « Les députés bénéficient de l’immunité parlementaire. […]. Il faut fixer les limites de cette immunité.

Dans l’article 91, la désignation des six (6) membres sur neuf (9), nommés de la cour constitutionnelle par le Président de la République doit être revue car avec les six membres, le Président de la république a un pouvoir presqu’illimité. Car en cas de vote, 6 contre 3, le résultat est connu d’emblée avant même le vote. C’est ce qui permet aussi au président d’abuser du pouvoir.

Tous ces articles et bien d’autres doivent être réviser pour limiter les pouvoirs du Président de la République et les députés.

Les articles sur les droits fondamentaux comme la liberté, la laïcité, l’intégrité territoriale, etc. ne doivent aucunement être changés.

En plus de cela, notons également que la constitution présente aussi des failles d’où il faut aussi quelques ajouts.

Proposition de nouveaux articles :

  • Interdire aux hommes religieux de faire appel au vote et les sanctionner par un emprisonnent de 5 ans ;
  • Tout candidat qui se servira d’une communauté religieuse quelconque, sa candidature doit être annulée ;
  • L’achat de conscience des électeurs par les candidats aboutit à une annulation ;
  • La déclaration des biens du Président de la République, des membres du gouvernement, des députés doit être rendue publique et diffusée au journal télévisé trois (3) fois ;
  • Avoir un article qui donne la possibilité de démettre les députés mal élus au lieu de dissoudre l’assemblée toute entière ;
  • Interdire aux imams, pasteurs, prêtres de s’immiscer aux affaires politiques, etc.

Pour terminer, retenons que même si la constitution est révisée, il faut des hommes qui respectent les valeurs de la république pour les appliquer.   

                                                                                       Judé SOGOBA

La mauvaise gouvernance : Une volonté du peuple

Beaucoup de fois, certains hommes justifient les mauvais comportements des dirigeants comme une fatalité. Je vois plutôt la manifestation d’une mauvaise foi de leur part dans ce jugement.

            Tout gouvernement est le reflet de son peuple. La bonne et la mauvaise gouvernances sont toujours voulues par les hommes car rien ne tombe du ciel. Notons que le ciel n’a pas de cadeaux à nous offrir en ce qui concerne la gouvernance.

crédit photo: Google image

Dieu se mêle-t-il de la politique terrestre ?

A cette interrogation, je pense que Dieu ne se mêle pas de la vie politique de l’homme. Donc, tout ce qui arrive, arrive par l’homme et est uniquement de lui. Vouloir confier le terrain politique à Dieu, c’est une fuite de responsabilité humaine. Ce qui donne le pouvoir aux différents peuples de juger les hommes politiques. Tout dirigeant qui commettra des actes ignobles, de trahison, de corruption, etc. doit être jugé car le bien public n’est l’apanage ni l’héritage d’aucune personne.  Alors, s’il s’avère qu’un peuple est dirigé par des voleurs, c’est parce qu’il l’a bien voulu, et arrêtons de dire que Dieu va les juger.

Les politiciens corrompus

Ceux-ci sont encouragés davantage puisqu’il n’y a pas de mesures coercitives. Nous constatons une assistance ou aide mutuelle ou protection entre les corrompus. Les anciens sont très souvent protégés par les nouveaux. C’est ce qui encourage l’impunité et quand certains ont la volonté de bien faire, la justice se trouve tronquer.

Tout gouvernement corrompu fait occuper tous les postes stratégiques par les siens qui sont nécessairement de la même boite. C’est ce qui fait que les poursuites n’aboutissent jamais à des résultats escomptés. Donc, la corruption est organisée et entretenue.

Quelles solutions ?

Les populations civiles doivent cesser de se faire passer pour les marionnettes pour satisfaire les avidités des politiciens véreux. Elles doivent faire de l’éducation une priorité afin de se former intellectuellement et ne plus se laisser berner par qui que ce soit. Il faut exiger à ce que tous les mauvais dirigeants soient jugés avec rigueur mais ceci nécessite ipso facto une justice indépendante du pouvoir exécutif et dotée de moyens conséquents. Il faut bannir notamment la mauvaise répartition des richesses qui est à l’origine de la pauvreté et utilisons les richesses de l’Afrique à des fins africaines.  Pour vaincre l’injustice, il faut une éducation et une justice normale.

Bamako, le 31/12/2020

Judé SOGOBA (Prof. de philosophie)

Les présidents du Mali

Dans la première partie de ce billet, je souhaite vous parler des présidents Maliens qui se sont succédés.

En 1960, le Mali accède à l’indépendance avec comme président Modibo Keïta. Ayant débuté son mandat officiellement le 22 septembre 1960, son pouvoir prend fin le 19 novembre 1968 par un coup d’Etat, mené par un groupe de militaires commandé par Moussa Traoré. Notons que Modibo Keïta était le président du premier parti politique malien créé en 1946 au lendemain du congrès fondateur du rassemblement démocratique africain. Ce parti s’appelait l’Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA).

Du 19 novembre 1968 au 19 septembre 1969, la transition était présidée par le président du comité militaire de libération nationale. Etant à la commande dans la période transitoire, la junte créa le parti de l’Union Démocratique du Peuple malien (UDPM).

Du 19 septembre 1969 au 19 juin 1979, le Mali eût son deuxième chef d’Etat du nom de Moussa Traoré. Son 2eme mandat début le 19 juin 1979 et prend fin le 26 mars 1991 par un groupe de militaires commandé par Amadou Toumani Touré et ce dernier devient Président du conseil national de réconciliation (CNR).

Le 31 mars 1991, le Mali amorça sa deuxième transition politique dirigée par un militaire du nom de Amadou Toumani Touré. Il était le Président du comité de transition pour le salut du peuple (CTSP). La transition prit fin le 8 juin 1992.

En 1992, le Mali fut présidé par Alpha Oumar Konaré, 3ème président de la République du Mali. Il débute son pouvoir officiellement le 8 juin 1992 et termina en 2002. Il était de l’Adéma-PASJ. A noter qu’il a pu terminer ses mandats sans coup d’Etat.

En 2002, Amadou Toumani Touré dévient le Président de la République. Son mandat commence officiellement le 8 juin 2002 et prend fin le 8 juin 2007. Sans oublier qu’il était un candidat indépendant. En Juin 2007, il commence son 2eme mandant qui prend malheureusement fin le 22 mars 2012 car fut renversé par un coup d’Etat dirigé par Amadou Haya Sanogo (Militaire) en tant que Président du comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDRE).

Le Professeur Dioncounda Traoré devient Président de la République par intérim le 12 avril 2012 jusqu’au 4 septembre 2013. Il était de l’Adéma-PASJ. Il a organisé les élections.

Et en 2013, Ibrahim Boubacar Keïta dit IBK commence son 1er mandat officiellement le 4 septembre 2013 qui va prendre fin le 4 septembre 2018. Il commence le 2eme mandat, le 4 septembre 2018 qui prit fin le 19 août 2020 par un groupe de militaires dirigé par Colonel Assimi Goïta.

De l’avènement de la démocratie à nos jours, le seul Président démocratiquement élu qui a pu terminer ses deux mandats est Alpha Oumar Konaré. Pourquoi cette instabilité dans le processus de la démocratie malienne ?

La deuxième partie de ce billet qui portera sur les raisons de cette instabilité vous sera soumise très bientôt.

Bamako, le 02/09/2020  

Judé SOGOBA    Professeur de philosophie

Coronavirus au Mali : Voir pour croire !

Si je ne vois pas, je ne crois pas ! Cela s’avère dangereux, selon un proverbe ‘’Mieux vaut prévenir que guérir’’. Malheureusement ceci est la position de certains communs mortels maliens, ce qui est déplorable.

Me référant au journal télévisé de l’ORTM (Office de Radiodiffusion Télévision du Mali) de 20h (11/04/2020), j’ai été vraiment surpris et choqué du comportement de certains Maliens qui ne croient jusqu’à présent pas à l’existence du coronavirus (COVID-19) au Mali. Pour certains « On ne croit pas car nous n’avons pas vu de cas, ni entendre dire qu’il y a telle personne de telle famille contaminée ». Pour d’autres, c’est un moyen pour le gouvernement du Mali de se faire de l’argent d’où l’appellation corona-business.  

Tout ceci me pousse à dire que la plupart de ces gens sont un danger pour leurs proches car même si ces derniers respectent les gestes barrières, ils seront à tout temps exposés au danger vu que leurs collaborateurs n’en croient pas.

Voir pour croire, oui, mais mourir pour croire, se faire d’abord atteindre pour croire ou voir son prochain atteint du mal pour croire est encore idiot.

Le monde entier est bloqué (les aéroports, les frontières, le football, les écoles, les universités, le confinement à travers le monde, etc.), tout ceci n’est pas fortuit. Le nombre de décès que nous constatons chaque jour dans le monde, dû à cette pandémie fait croire l’existence de cette maladie. Constatant les chiffres annoncés par les spécialistes en maladies infectieuses dans notre pays, nous attestent l’existence de la pandémie. Oui le coronavirus est réel sur le territoire malien. Mais souhaitons que ce qui arrive dans les autres pays ne nous arrive pas sinon ça sera le cataclysme.

Au Mali, l’indiscipline est le quotidien. Personne ne respecte rien. Les mesures prises par les autorités non plus sont respectées, vu que la population n’a plus de respect pour elles à cause de leur foutaise politique et leur comédie politique.

Mais bravo aux autorités d’avoir fait respecter le couvre-feu par la force. Elles doivent comprendre que dans un pays où peu sont ceux qui réfléchissent intelligemment, il faut parfois faire recours à la force étatique (la police, la gendarmerie, la garde nationale…) pour faire respecter les décisions (Thomas Hobbes est intéressant).

Mais il y a toujours le coté rassemblement que la population ne respecte pas. Les gens continuent à fêter des baptêmes, des mariages, et à faire des prières en grand nombre sans le respect des gestes barrières. Ce non-respect est dû à la faiblesse des autorités. Ce qui contribue sans doute à la propagation du COVID-19.

Le maintien des élections en cette période a nécessairement des impacts négatifs car il pourrait contribuer également à la propagation de la pandémie.

Ce que je demande à tout un chacun, c’est le respect strict des mesures barrières (se laver les mains avec le savon, désinfecter les mains avec le gel-hydroalcoolique, ne pas toucher le visage, le port du masque), éviter les déplacements inutiles et les rassemblements. Que celui qui ne croit pas, qui ne se protège pas, le fasse pour les autres.

Je respecte les mesures barrières pour me protéger et pour protéger les autres.

Zone de Texte:                                                                       Bamako, le 25/04/2020

                                                                          Judé SOGOBA/ Prof. de Philo

Le législatif : Le rôle du député

Dans cet écrit, je vais rappeler le peuple, le rôle du député. Alors quel serait le devoir du député ?

 Il fut un moment, une confusion se prêtait autour du rôle du parlementaire. Cela peut être dû au fait que les députés ne jouent plus leur rôle comme il le faut vu que tous les secteurs (éducation, sécurité et santé) sont en crise. Avant de parler de ce rôle, les constats jusqu’ici sont amères car peu sont ces députés qui se soucient du peuple. Ils sont seulement présents auprès du peuple au moment des campagnes, ce qui est anormal car les représentants du peuple doivent être son oreille et sa bouche, donc leur porte-parole. Mais comment être le porte-parole d’un peuple étant loin de lui ? Alors, une opportunité s’offre à nous, mobilisons-nous à choisir le meilleur candidat qui nous représentera dignement lors des législatifs à venir. Au cas ou cela fait défaut, il faudra organiser les marches pacifiques pour dénoncer le/les député(s) concerné(s). Également, les réseaux sociaux sont des moyens incontournables pour dénoncer le/les député(s) concerné(s) véreux (indignes de confiance, très suspects).

Un autre point qui doit être éviter, c’est le fait de prendre le sucre, le sel, le t-shirt, le savon, le billet, etc.. Car prendre tous ceux-ci sous-entendent que ce candidat n’a aucun devoir envers nous une fois élu vu qu’il l’ait déjà rendu lors des campagnes. Le peuple doit manifester sa maturité politique face à toutes tentatives d’achat de conscience. Pour terminer, parlons à présent du rôle et des obligations morales du député.

Le député de l’Assemblée nationale doit exercer les trois (3) rôles suivants : le législateur, le contrôleur et le Représentant.

Il est le législateur parce que son activité première consiste à étudier, à analyser et à voter les projets de loi. Ce projet devient une loi une fois passé par tous les critères lui permettant son entrée en vigueur.

Il est le contrôleur parce qu’il analyse des actions gouvernementales, les députés doivent remplir leurs devoirs de contrôle afin de savoir si les intérêts de la population sont bien protégés et mis en avant. Ils doivent s’assurer de cela.

Et enfin, il est le Représentant vu qu’il parle au nom du peuple quand il s’adresse aux administrations publiques. Il est intermédiaire entre les citoyens et l’administration publique.

Après avoir décrit le rôle du député, sachons qu’il a des obligations morale et intellectuelle envers le peuple. Quelques-unes de ces obligations sont l’honnêteté, la franchise, le souci du peuple, l’incorruptibilité, la fidélité, l’amour des citoyens.

Je conclus par dire que les députés, pour un Mali meilleur et fort, doivent se battre pour la qualité de l’éducation et l’enseignement, la sécurité et la santé. Car la force primordiale de tout pays repose sur ces trois.

« Que les députés cessent l’amateurisme au sein de l’Assemblée nationale. »

                                                                                     Bamako, le 20/03/2020

                                                                                     Judé SOGOBA

                                                                                     Prof. de philosophie

Un mot sur l’incivisme au Mali

Ce regard est porté sur le mauvais comportement des Maliens. Autrement dit, l’incivisme.

Chers concitoyens Maliens, sachez que l’incivisme est à la mode dans notre pays. Pour le savoir, regardez juste à côté de vous, les jeunes passent tous leurs temps à prendre du thé, aucun code de circulation n’est respecté (le feu tricolore, l’excès de vitesse  »car celui qui ne va pas vite est gawa », et les policiers qui doivent s’assurer du bon respect de ce code, font de cela, leurs affaires en prenant les billets de 500, 1000 et de 2000 F…), l’injure est monnaie courante. Mais ce qui fait mal encore, est que personne n’est dérangée consciencieusement. Celui qui ne peux pas corrompre, est faible ou incapable. Alors qu’il n’y a pas corrompu sans corrupteur.

L’administration est malade, pourrie ; l’impossible est rendu possible par la corruption, car le langage c’est sauf si vous faites quelque chose, sinon c’est impossible aujourd’hui. Et malheureusement, personne ne veut attendre !

Les gouvernants, en ce qui les concerne, l’image du peuple est l’illustration parfaite des leurs. Un mauvais gouvernement dirige toujours un mauvais peuple ! Alors que chacun s’interroge et se rectifie !

Si nous voulons un Mali meilleur, calme, beau… adoptons de bons comportements et cessons l’injustice !      Judé SOGOBA-Philosophe (Major)

Mon pays : Le Mali

Le centre de mon pays est devenu un abattoir d’homme. Les échos disent que c’est un problème intercommunautaire, mais ce qui est sûr, c’est que ce mal perdure et doit être arrêté avant qu’il n’atteigne le pays entier.

Quelle solution ?

            Sachons que depuis la crise sécuritaire de 2012, les forces militaires de presque tous les pays sont venus au Mali pour une résolution, mais malgré tout cela, le reste s’aggrave de plus en plus. Les puissances occidentales sont partout au Mali. A fin de compte, je me dis que les armes ont montré leurs faiblesses. Parce qu’elles n’arrivent plus à empêcher les tueries. Mais avec toutes ces expériences, les dirigeants de mon pays continuent à accepter d’autres forces ou à renouveler les mandats des forces armées présentes sur le territoire malien.

Il y a aussi des milices au centre qui se sont armées pour s’auto protéger. Cela est intervenu à cause de l’insécurité. À reconnaître aussi que les dirigeants n’ont pas clairement jouer leur devoir de protection. Et quand un Etat n’arrive pas à assurer la sécurité de son peuple, chacun se sécurise.

            Faut-il désarmer ces milices ?

            Je dis oui ! Mais, il s’agit de toutes les milices. Il ne s’agit pas de désarmer certaines et laisser d’autres. Une fois cela fait, nous verrons si ces actes ignobles continueront, car « certains » pensent que c’est un complot international pour justifier la présence des pays occidentaux au Mali et afin de bien exploiter sa richesse. C’est possible. Que l’armée malienne soit présente partout pour assurer la sécurité si les milices doivent être désarmées.

            La France aussi doit être claire car elle est trop ambigüe dans cette histoire.

            Les Africains aussi doivent apprendre à se protéger sans les occidentaux, même si nous les avons aussi protégés lors des guerres qu’ils ont appelées mondiales. Nous n’avons pas besoins d’une armée politisée.

            Ne faudrait-il pas changer de tactique ? N’avons-nous pas un autre moyen plus efficace que les armes ?

            À cette question, je pense que l’arme la plus fatale, c’est la communication. Nous devons alors faire recours à elle. Il faut que les Maliens s’asseyent et parlent sincèrement pour que leur pays redevienne ce beau jardin qu’ils rêvent. Le bon dialogue peut tout.

Je pense !

                                                                                                     Bamako, le 21/06/2019

                                                                                       

   Judé SOGOBA-Philosophie

Gouvernants et gouvernés

Ce travail parle du comportement des gouvernants et des gouvernés au Mali. Le comportement du gouvernant est le reflet direct de celui des gouvernés.

La réalité politique d’un pays ne vient pas ex nihilo car il n’y a pas d’effet sans cause. C’est pour cela que la cause occasionnelle du déclin politique malien est due au comportement néfaste des maliens. Le fait de gagner sans labeur est devenu monnaie courante au Mali. Joseph De Maistre dit : « Toute nation a le gouvernement qu’elle mérite » Pour la même occasion, je pense que les gouvernants d’un pays représentent l’image parfaite de son peuple. Quand nous avons des bons gouvernants, cela sous-entend qu’il y a un bon peuple. Alors que dans un pays où les dirigeants sont mauvais, cela exprime la médiocrité du peuple.

L’Exécutif, les Députés et autres instances qui sont aptes à diriger, travaillent pour son peuple et pour un but bien précis. Mais c’est le contraire que nous constatons dans ce pays. Tout le monde crie, dénonce, mais personne ne change. Il faut que les Maliens soient purifiés de leurs péchés intellectuels. La prostitution intellectuelle est développée à tel enseigne que rien ne marche au Mali. La preuve est que le politique aime trop utiliser le populisme avec le peuple, mais malheureusement ce dernier ne fait pas de différence entre le populisme et la réalité. Sinon un politique élu qui ne consulte plus sa base, doit être conscientisé à la fin du mandat car il reviendra vers la même base pour se faire élire à nouveau. Et, c’est à partir de là qu’il faut lui montrer son infidélité et le remplacer par un autre, il y a beaucoup qui peuvent mieux travailler que lui. C’est le peuple qui peut obliger les dirigeants à travailler correctement parce que le dernier mot lui revient, mais si lui-même bois avec eux, ça se fera toujours ainsi.

Ce que je voudrais dire à la société civile, est qu’elle constitue une honte pour la population malienne. Parce qu’elle a failli à son travail. Elle ne cherche qu’à marcher au même rythme que les dirigeants. Elle se laisse berner par eux. Elle est corrompue. Elle doit dénoncer au lieu de suivre les dirigeants. Alors, jusqu’à quand le Mali restera dirigé de cette manière ? Nous sommes dans une crise politique qui ne laisse indifférent aucune personne.

Dans un pays où on n’arrive pas à gérer l’éducation, on se fait le plaisir de créer davantage ministères. Ce qui est encore marrant, est le fait que deux portefeuilles ministériels soient confiés à une seule personne.  

« Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche […]. » disait Aimé Césaire.

Bamako, Le 06/05/2019

Judé SOGOBA Philosophe de formation S