Au Mali, la laïcité en débat 

La laïcité fait débat au Mali alors qu’un projet de nouvelle Constitution est en gestation. Des religieux musulmans sont vent debout contre la révision, au motif que la laïcité est contre l’islam, inspirée du modèle français.

« La laïcité n’est pas une opinion, c’est la liberté d’en avoir une », nous enseigne Jean-Marie. (https://www.laicite-republique.org/la-laicite-n-est-pas-une-opinion-c.html).

Crédit Photo

Certes, le mot a connu des mutations, mais Il faut rappeler que la laïcité est antérieure à l’indépendance au Mali. Et, même sous certains empires théocratiques comme l’empire peul du Macina, il y avait la liberté de cultes. Il faut alors noter que la laïcité est dans l’ADN du Mali. Ce n’est vraiment pas une inspiration de la révolution française de 1789.

Etymologiquement, le terme « laïc » désigne « les personnes et les choses qui ne sont pas de condition religieuse (prêtres, religieux) », de la même façon que ‘’civil’’ qui signifie ceux qui ne sont pas de condition militaire. Du latin  »laicus » et du grec  »laikos » « commun, peuple ». Il s’oppose à  »klerikos » (clerc) qui signifie les institutions proprement religieuses. Depuis l’Antiquité tardive, dans le vocabulaire de l’église chrétienne,  »laicus » désigne « toute personne de la communauté qui n’est ni clerc, ni religieux, c’est-à-dire profane en matière de théologie. » En droit, c’est le « principe de séparation dans l’Etat de la société civile et de la société religieuse » ( https://www.cnrtl.fr/definition/la%C3%AFcit%C3%A9 )

 Elle est contre la reconnaissance d’une religion d’Etat. Elle implique nécessairement la neutralité et l’impartialité de l’Etat à l’égard des confessions religieuses et impose l’égalité de tous devant la loi sans distinction de religion ou de conviction. Elle garantit aux croyants et aux non croyants le même droit à la liberté d’expression de leurs croyances ou convictions. Dans un Etat laïc, personne ne peut être contraint au respect de dogmes ou prescriptions religieuses.

Principes et valeurs sur lesquels repose la laïcité 

Elle assure aux hommes le droit d’avoir une religion ou de ne pas en avoir ; d’en changer également. Elle exclut les églises (religion) de l’exercice de tout pouvoir politique ou administratif et surtout de l’organisation de l’enseignement. C’est également le caractère de ce qui est indépendant des conceptions partisanes ou religieuses surtout. C’est l’impartialité de l’Etat à l’égard de toute confession religieuse. Elle garantit à tous le même droit à la liberté d’expression de leurs croyances sans avoir la crainte.

Pour Jean-Louis Bianco, le Président de l’observatoire de la laïcité, « La laïcité implique la séparation de l’Etat et des organisations religieuses. L’ordre politique est fondé sur la seule souveraineté du peuple, des citoyens, et l’Etat qui ne reconnaît et ne salarie aucun culte – ne régit pas le fonctionnement interne des organisations religieuses ».

De cette séparation se déduit la neutralité de l’Etat, des collectivités territoriales et des services publics, non de ses usagers. La République laïque impose ainsi l’égalité des citoyens face à l’administration et au service public, quelles que soient leurs convictions ou croyances. La laïcité n’est pas une opinion parmi d’autres mais la liberté d’en avoir une. Elle n’est une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l’ordre public ».

Philosophiquement, la laïcité signifie toute construction intellectuelle qui tend à empêcher l’emprise de toute confession sur la société, ce qui a pour conséquence de bannir l’imposition d’une religion civile par le politique tout en renvoyant les affaires spirituelles à la sphère privée.

 »La laïcité entretient les religions. Les religions tuent la laïcité » Nabil Alami.

Par Judé Sogoba

« Mali Kura », le prix à payer

La déception vis-à-vis de la classe politique est de plus en plus perceptible au sein de la population malienne. Ce sentiment s’explique par la trahison supposée de la classe politique, qui a provoqué la chute d’Ibrahim Boubacar Keïta. Depuis, de nombreux maliens aspirent à un renouveau ou « Mali Kura ». Ce qui nécessite un sacrifice de la part de chaque citoyen.

Le Mali est dans un trou profond et celui-ci a été creusé par les politiciens qui ont toujours eu l’occasion de relever le Mali mais qui ne l’ont jamais fait. Pour relever le pays de ce gouffre, aucun sacrifice n’est de trop. Il est difficile pour les autorités de la transition de prendre en charge tous les problèmes et mener un véritable changement. C’est pourquoi les Maliens doivent faire des sacrifices. Nous assistons, d’ores et déjà, à des mouvements de grève qui auront certainement un impact sur le fonctionnement du pays. Ces grèves peuvent même être un handicap à la réussite de la transition. Les dirigeants en place sont venus pour un temps et pour la résolution de problèmes bien déterminés.

Cette trahison politique se manifeste par la corruption, la gabegie, la mauvaise gouvernance, etc. Parmi ces problèmes, figure la lutte contre la corruption. Cette lutte dérange les politiciens véreux au sein du personnel politique malien, accusés par une certaine opinion d’être à l’origine de tous les maux dont souffre le Mali actuellement. Ces acteurs politiques ont ainsi contribué à donner une image exécrable à la politique en laissant l’impression d’être là seulement pour leurs intérêts personnels au lieu de trouver des solutions aux problèmes liés au quotidien des populations.

Don de soi

La politique n’est pas faite pour tout le monde. Mais, au Mali tout le monde veut être politicien. Ce qui fait que beaucoup ont fait de la politique une profession. Les politiques au chômage veulent venir aux affaires car il manque à manger il me semble. La liberté d’expression est vraie, mais il faut se taire d’abord, le temps de réparer les fautes.

La lutte contre la corruption est une condition sine qua non pour que cette transition réussisse. Il faut alors suivre la loi. Il n’y a pas de question de parents ni de cousinage à plaisanterie.  Il faut obliger que toute personne qui vole le pays rembourse intégralement. Aussi, démettre la personne de ses fonctions. Il faut une loi contre tous ceux qui ont fui avec les biens publics. Ainsi, à leur retour, on les poursuit.

Du fait qu’il y a trop de problèmes, il faut réduire le train de vie des gouvernants. Au lieu de faire croire aux populations que le pays est pauvre et s’enrichir, il faut cela. Les indemnités, les frais de missions doivent être diminués sinon supprimés. Aussi, les dirigeants de la transition doivent savoir qu’ils ne sont pas venus pour se faire de l’argent car une transition n’est pas de l’eau à boire. Ils doivent regarder avec deux yeux et écouter avec une seule oreille.

Nous sommes dans un pays où personne ne vient pour la cause commune mais plutôt pour sa famille. C’est cette réalité qui doit être combattue. Pour en finir avec ce problème, il faut valoriser l’éducation et le travail. Enfin, il faut nécessairement un don de soi de la part de tout Malien et plus particulièrement des autorités de transition pour la réussite de leur mission qui est sacrée. 

Bamako, le 21 mars 2023 Par Judé Sogoba

L’actualité politique au Mali

Le coup d’Etat au Mali est bien consommé.

N’en déplaise aux partisans irréductibles des théories démocratiques.

On gouverne avec les idées, la vision qu’on a pour la prospérité sociale.

La CEDEAO se fout-elle du peuple malien?

Quand le Mali a souffert avec les bourdes, la voyoucratie et le népotisme de IBK, où était la CEDEAO ?

Quand les maliens étaient dans les rues et réclamaient une meilleure gouvernance, qu’est-ce que les chefs d’États de la CEDEAO ont pu dire à Ibrahim Boubacar Keita ?

Le moment est venu de revoir la CEDEAO, cette organisation fantôme et fantoche, de même que l’Union Africaine.

Ces deux organisations sous-régionales et continentales ne valent rien et ne servent jamais les intérêts des peuples Africains.

Que chaque peuple prenne son destin en main et qu’il vive ou périsse. Tant mieux ou tant pis.

Rappelez-vous qu’en 2015, c’est la même CEDEAO qui, dans sa vision anachronique et toujours à l’encontre de la volonté des peuples, a voulu semer le désordre au Burkina Faso en demandant aux burkinabé de négocier avec les puschistes.

Et tout cela dans l’espoir d’entraver la marche du peuple burkinabé après l’insurrection populaire. Que les maliens s’assument.

Il est temps que les peuples fassent réfléchir ces médiocres dirigeants toujours imbus d’eux-mêmes.

Si les chefs d’Etats de la CEDEAO viennent au Mali pour aider le peuple malien à trouver des solutions à leur problème, qu’ils les accueillent à bras ouvert.

Mais s’ils viennent pour nous imposer leurs macabres lois, que les maliens leur montrent que le Mali ne saurait être l’épicentre du néocolonialisme et de la couardise.

Tidiani Bakary Guindo

La dégénérescence de la relation entre le Mali et la France

Quand les intérêts du loup sont menacés, il devient si féroce.

Ce billet va porter sur la dégénérescence de la relation Mali et France causée par les propos tenus par le PM Dr Choguel K. Maïga. Après avoir qualifié de « honte » les accusations d’« abandon » du Mali par la France. Et le Président Eammanuel Macron dixit « Sans la France au Sahel, il n’y aurait plus de gouvernement au Mali ». Pourquoi une telle réaction du Président français ? Est-ce la France le gouvernement du Mali ? 

Le Mali, depuis 1960, a pris son indépendance. Présent dans tous les discours. Mais, le néo-colonialisme a fait son entrée par usurpation. Depuis belle lurette, la problématique de sa souveraineté est sur les lèvres. Mais malgré tous ceux-ci, la liberté du politique malien est confisquée. A la tribune de l’ONU, quand Dr Choguel K. Maïga s’exprime de la sorte, le Président E. Macron se voit étonner d’avoir entendu ces propos prononcés par le Premier ministre malien. Mais, Monsieur le Président E. M., vous oubliez que nous vous avions aidé à vous libérer lors des guerres dites mondiales ? En vous aidant à faire cela, nous ne l’avons jamais fait avec une telle hypocrisie.  Mais de nos jours, votre présence au Mali dans le cadre de la lutte contre le terrorisme laisse à réfléchir.  Pourquoi ?

 Parce que vous avez tous les moyens sophistiqués qui peuvent nous/vous permettre de détecter toute anomalie au nord du Mali et partout où le besoin se fait sentir. Nous avons toujours dénoncé cette relation ambiguë mais vous avez joué avec le têtu. C’est parce que vous n’êtes pas clairs avec les Maliens qu’ils décident de se libérer de vous. Alors, c’est normal ! Il est temps que nous africains commencions à réaliser ce que nous avons écrit dans les livres. Si vous perdez le Mali, vous allez perdre le reste de… Donc, soyez sincères.

Mon Afrique est  » le berceau de l’humanité « .

Alors à nous africains d’utiliser la raison et d’être responsables.

 Par Judé SOGOBA

Mali : La nécessité de la révision constitutionnelle

Le Mali est régi par une constitution qui date de 1992. Beaucoup de débats sont actuellement autour de cette constitution depuis belle lurette. Certains veulent une révision entière, mais d’autres pensent plutôt qu’il y a un problème d’hommes sérieux pour mettre en pratique cette constitution.

         Notons d’abord que d’aucuns pensent que la révision de la constitution n’est pas une nécessité. Car ceux-ci pensent plutôt qu’il y a un manque d’hommes honnêtes pour la mise en pratique de cette constitution et soulignent que même si on la révise, si nous n’avons pas d’hommes républicains, on reviendra au même état de fait. Malgré cet état de fait, force est de reconnaître que quelques parties ou articles doivent être révisés.

Parmi ces articles, nous avons :

Article 31 : Tout candidat aux fonctions de Président de la République doit être de nationalité malienne d’origine et jouir de tous ses droits civiques et politiques.

Proposition : Tout candidat aux fonctions de Président de la République doit être uniquement de nationalité malienne d’origine et de jouir de tous ses droits civiques et politiques.

Article 62 « Les députés bénéficient de l’immunité parlementaire. […]. Il faut fixer les limites de cette immunité.

Dans l’article 91, la désignation des six (6) membres sur neuf (9), nommés de la cour constitutionnelle par le Président de la République doit être revue car avec les six membres, le Président de la république a un pouvoir presqu’illimité. Car en cas de vote, 6 contre 3, le résultat est connu d’emblée avant même le vote. C’est ce qui permet aussi au président d’abuser du pouvoir.

Tous ces articles et bien d’autres doivent être réviser pour limiter les pouvoirs du Président de la République et les députés.

Les articles sur les droits fondamentaux comme la liberté, la laïcité, l’intégrité territoriale, etc. ne doivent aucunement être changés.

En plus de cela, notons également que la constitution présente aussi des failles d’où il faut aussi quelques ajouts.

Proposition de nouveaux articles :

  • Interdire aux hommes religieux de faire appel au vote et les sanctionner par un emprisonnent de 5 ans ;
  • Tout candidat qui se servira d’une communauté religieuse quelconque, sa candidature doit être annulée ;
  • L’achat de conscience des électeurs par les candidats aboutit à une annulation ;
  • La déclaration des biens du Président de la République, des membres du gouvernement, des députés doit être rendue publique et diffusée au journal télévisé trois (3) fois ;
  • Avoir un article qui donne la possibilité de démettre les députés mal élus au lieu de dissoudre l’assemblée toute entière ;
  • Interdire aux imams, pasteurs, prêtres de s’immiscer aux affaires politiques, etc.

Pour terminer, retenons que même si la constitution est révisée, il faut des hommes qui respectent les valeurs de la république pour les appliquer.   

                                                                                       Judé SOGOBA

Les présidents du Mali

Dans la première partie de ce billet, je souhaite vous parler des présidents Maliens qui se sont succédés.

En 1960, le Mali accède à l’indépendance avec comme président Modibo Keïta. Ayant débuté son mandat officiellement le 22 septembre 1960, son pouvoir prend fin le 19 novembre 1968 par un coup d’Etat, mené par un groupe de militaires commandé par Moussa Traoré. Notons que Modibo Keïta était le président du premier parti politique malien créé en 1946 au lendemain du congrès fondateur du rassemblement démocratique africain. Ce parti s’appelait l’Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA).

Du 19 novembre 1968 au 19 septembre 1969, la transition était présidée par le président du comité militaire de libération nationale. Etant à la commande dans la période transitoire, la junte créa le parti de l’Union Démocratique du Peuple malien (UDPM).

Du 19 septembre 1969 au 19 juin 1979, le Mali eût son deuxième chef d’Etat du nom de Moussa Traoré. Son 2eme mandat début le 19 juin 1979 et prend fin le 26 mars 1991 par un groupe de militaires commandé par Amadou Toumani Touré et ce dernier devient Président du conseil national de réconciliation (CNR).

Le 31 mars 1991, le Mali amorça sa deuxième transition politique dirigée par un militaire du nom de Amadou Toumani Touré. Il était le Président du comité de transition pour le salut du peuple (CTSP). La transition prit fin le 8 juin 1992.

En 1992, le Mali fut présidé par Alpha Oumar Konaré, 3ème président de la République du Mali. Il débute son pouvoir officiellement le 8 juin 1992 et termina en 2002. Il était de l’Adéma-PASJ. A noter qu’il a pu terminer ses mandats sans coup d’Etat.

En 2002, Amadou Toumani Touré dévient le Président de la République. Son mandat commence officiellement le 8 juin 2002 et prend fin le 8 juin 2007. Sans oublier qu’il était un candidat indépendant. En Juin 2007, il commence son 2eme mandant qui prend malheureusement fin le 22 mars 2012 car fut renversé par un coup d’Etat dirigé par Amadou Haya Sanogo (Militaire) en tant que Président du comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDRE).

Le Professeur Dioncounda Traoré devient Président de la République par intérim le 12 avril 2012 jusqu’au 4 septembre 2013. Il était de l’Adéma-PASJ. Il a organisé les élections.

Et en 2013, Ibrahim Boubacar Keïta dit IBK commence son 1er mandat officiellement le 4 septembre 2013 qui va prendre fin le 4 septembre 2018. Il commence le 2eme mandat, le 4 septembre 2018 qui prit fin le 19 août 2020 par un groupe de militaires dirigé par Colonel Assimi Goïta.

De l’avènement de la démocratie à nos jours, le seul Président démocratiquement élu qui a pu terminer ses deux mandats est Alpha Oumar Konaré. Pourquoi cette instabilité dans le processus de la démocratie malienne ?

La deuxième partie de ce billet qui portera sur les raisons de cette instabilité vous sera soumise très bientôt.

Bamako, le 02/09/2020  

Judé SOGOBA    Professeur de philosophie

Coronavirus au Mali : Voir pour croire !

Si je ne vois pas, je ne crois pas ! Cela s’avère dangereux, selon un proverbe ‘’Mieux vaut prévenir que guérir’’. Malheureusement ceci est la position de certains communs mortels maliens, ce qui est déplorable.

Me référant au journal télévisé de l’ORTM (Office de Radiodiffusion Télévision du Mali) de 20h (11/04/2020), j’ai été vraiment surpris et choqué du comportement de certains Maliens qui ne croient jusqu’à présent pas à l’existence du coronavirus (COVID-19) au Mali. Pour certains « On ne croit pas car nous n’avons pas vu de cas, ni entendre dire qu’il y a telle personne de telle famille contaminée ». Pour d’autres, c’est un moyen pour le gouvernement du Mali de se faire de l’argent d’où l’appellation corona-business.  

Tout ceci me pousse à dire que la plupart de ces gens sont un danger pour leurs proches car même si ces derniers respectent les gestes barrières, ils seront à tout temps exposés au danger vu que leurs collaborateurs n’en croient pas.

Voir pour croire, oui, mais mourir pour croire, se faire d’abord atteindre pour croire ou voir son prochain atteint du mal pour croire est encore idiot.

Le monde entier est bloqué (les aéroports, les frontières, le football, les écoles, les universités, le confinement à travers le monde, etc.), tout ceci n’est pas fortuit. Le nombre de décès que nous constatons chaque jour dans le monde, dû à cette pandémie fait croire l’existence de cette maladie. Constatant les chiffres annoncés par les spécialistes en maladies infectieuses dans notre pays, nous attestent l’existence de la pandémie. Oui le coronavirus est réel sur le territoire malien. Mais souhaitons que ce qui arrive dans les autres pays ne nous arrive pas sinon ça sera le cataclysme.

Au Mali, l’indiscipline est le quotidien. Personne ne respecte rien. Les mesures prises par les autorités non plus sont respectées, vu que la population n’a plus de respect pour elles à cause de leur foutaise politique et leur comédie politique.

Mais bravo aux autorités d’avoir fait respecter le couvre-feu par la force. Elles doivent comprendre que dans un pays où peu sont ceux qui réfléchissent intelligemment, il faut parfois faire recours à la force étatique (la police, la gendarmerie, la garde nationale…) pour faire respecter les décisions (Thomas Hobbes est intéressant).

Mais il y a toujours le coté rassemblement que la population ne respecte pas. Les gens continuent à fêter des baptêmes, des mariages, et à faire des prières en grand nombre sans le respect des gestes barrières. Ce non-respect est dû à la faiblesse des autorités. Ce qui contribue sans doute à la propagation du COVID-19.

Le maintien des élections en cette période a nécessairement des impacts négatifs car il pourrait contribuer également à la propagation de la pandémie.

Ce que je demande à tout un chacun, c’est le respect strict des mesures barrières (se laver les mains avec le savon, désinfecter les mains avec le gel-hydroalcoolique, ne pas toucher le visage, le port du masque), éviter les déplacements inutiles et les rassemblements. Que celui qui ne croit pas, qui ne se protège pas, le fasse pour les autres.

Je respecte les mesures barrières pour me protéger et pour protéger les autres.

Zone de Texte:                                                                       Bamako, le 25/04/2020

                                                                          Judé SOGOBA/ Prof. de Philo

Un mot sur l’incivisme au Mali

Ce regard est porté sur le mauvais comportement des Maliens. Autrement dit, l’incivisme.

Chers concitoyens Maliens, sachez que l’incivisme est à la mode dans notre pays. Pour le savoir, regardez juste à côté de vous, les jeunes passent tous leurs temps à prendre du thé, aucun code de circulation n’est respecté (le feu tricolore, l’excès de vitesse  »car celui qui ne va pas vite est gawa », et les policiers qui doivent s’assurer du bon respect de ce code, font de cela, leurs affaires en prenant les billets de 500, 1000 et de 2000 F…), l’injure est monnaie courante. Mais ce qui fait mal encore, est que personne n’est dérangée consciencieusement. Celui qui ne peux pas corrompre, est faible ou incapable. Alors qu’il n’y a pas corrompu sans corrupteur.

L’administration est malade, pourrie ; l’impossible est rendu possible par la corruption, car le langage c’est sauf si vous faites quelque chose, sinon c’est impossible aujourd’hui. Et malheureusement, personne ne veut attendre !

Les gouvernants, en ce qui les concerne, l’image du peuple est l’illustration parfaite des leurs. Un mauvais gouvernement dirige toujours un mauvais peuple ! Alors que chacun s’interroge et se rectifie !

Si nous voulons un Mali meilleur, calme, beau… adoptons de bons comportements et cessons l’injustice !      Judé SOGOBA-Philosophe (Major)

Mon pays : Le Mali

Le centre de mon pays est devenu un abattoir d’homme. Les échos disent que c’est un problème intercommunautaire, mais ce qui est sûr, c’est que ce mal perdure et doit être arrêté avant qu’il n’atteigne le pays entier.

Quelle solution ?

            Sachons que depuis la crise sécuritaire de 2012, les forces militaires de presque tous les pays sont venus au Mali pour une résolution, mais malgré tout cela, le reste s’aggrave de plus en plus. Les puissances occidentales sont partout au Mali. A fin de compte, je me dis que les armes ont montré leurs faiblesses. Parce qu’elles n’arrivent plus à empêcher les tueries. Mais avec toutes ces expériences, les dirigeants de mon pays continuent à accepter d’autres forces ou à renouveler les mandats des forces armées présentes sur le territoire malien.

Il y a aussi des milices au centre qui se sont armées pour s’auto protéger. Cela est intervenu à cause de l’insécurité. À reconnaître aussi que les dirigeants n’ont pas clairement jouer leur devoir de protection. Et quand un Etat n’arrive pas à assurer la sécurité de son peuple, chacun se sécurise.

            Faut-il désarmer ces milices ?

            Je dis oui ! Mais, il s’agit de toutes les milices. Il ne s’agit pas de désarmer certaines et laisser d’autres. Une fois cela fait, nous verrons si ces actes ignobles continueront, car « certains » pensent que c’est un complot international pour justifier la présence des pays occidentaux au Mali et afin de bien exploiter sa richesse. C’est possible. Que l’armée malienne soit présente partout pour assurer la sécurité si les milices doivent être désarmées.

            La France aussi doit être claire car elle est trop ambigüe dans cette histoire.

            Les Africains aussi doivent apprendre à se protéger sans les occidentaux, même si nous les avons aussi protégés lors des guerres qu’ils ont appelées mondiales. Nous n’avons pas besoins d’une armée politisée.

            Ne faudrait-il pas changer de tactique ? N’avons-nous pas un autre moyen plus efficace que les armes ?

            À cette question, je pense que l’arme la plus fatale, c’est la communication. Nous devons alors faire recours à elle. Il faut que les Maliens s’asseyent et parlent sincèrement pour que leur pays redevienne ce beau jardin qu’ils rêvent. Le bon dialogue peut tout.

Je pense !

                                                                                                     Bamako, le 21/06/2019

                                                                                       

   Judé SOGOBA-Philosophie

LA CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE : UN ATOUT POUR LE DÉVELOPPEMENT DU MALI

2ème partie

Ce qui est marrant, est que ce comportement plait aux dirigeants, c’est pourquoi eux aussi ils veulent s’éterniser au pouvoir même s’ils ne gèrent pas comme il le faut car la jeunesse qui doit se lever pour protester est très facile à corrompre, à broyer.  Mais cette politique ne doit surprendre personne car elle a été préméditée. Nous affirmons car un pays qui veut rester toujours en marge, derrière les autres choisit un mauvais système d’éducation pour ses enfants. C’est ce qui explique le niveau de la jeunesse d’aujourd’hui au Mali. Sinon une jeunesse construite ne peut pas agir ainsi. Le sens de la responsabilité s’acquiert par l’éducation. Alors, si nous avons besoin d’une jeunesse consciente, c’est-à-dire responsable, il faut que nous revenions en arrière pour une nouvelle manière d’éduquer. Les universitaires d’aujourd’hui au Mali, ne peuvent être comparés aux élèves de la troisième année du temps de la colonisation. Le Mali qui a fait beaucoup d’élite africaine, le Mali qui était une référence en Afrique quand il s’agissait de l’éducation est devenu le dernier du continent, quelle honte ! Parfois, ce sont les enfants qui sont toujours critiqués. Nous ne dirons pas que les enfants n’ont pas leur part de responsabilité, mais la majeure partie de cette responsabilité est politique et parentale. Politique parce que c’est ce que le pays a choisi, quand on veut être le dernier, il faut mettre à l’écart l’éducation qui doit façonner moralement et éthiquement. C’est l’éducation qui fait de l’enfant ce qu’il est. Le devenir de l’enfant dépend toujours de l’éducation qu’il reçoit au bas âge. Parentale, parce que les parents ont aussi démissionné et pensent que l’enfant appartient à une seule famille alors que l’enfant appartient à toute une société ou à la communauté. C’est pourquoi il doit être éduqué par tout le monde pour qu’il devienne un homme responsable. C’est pour cela que Wordsworth dit : « L’enfant est le père de l’homme ». Cela pour dire que tout dépend de l’éducation que l’enfant reçoit.

            Alors, la question de la croissance démographique doit être traitée et comprise par tout le monde afin que les gens sachent que cette croissance n’est pas un obstacle au développement du Mali. D’où au Mali, pour pouvoir bien cultiver l’office du Niger afin de nourrir non seulement la population du continent africaine, mais aussi celle du monde, il faut une démographie croissante. À travers cette démographie, nous aurons une main-d’œuvre   qualifiée et l’office du Niger nous permettra de dire à Dieu à la famine, mais tant que les politiques sont dirigés par les idées des gens qui veulent que nous dépendions toujours d’eux, nous n’allons pas avancer. Le sous-développement de l’Afrique est un moyen de développement pour d’autres. Et, cette croissance démographie, une fois au rendez-vous et bien entrenue, doit nous permettre de nous développer. Vue que cela est possible, d’aucuns ne veulent pas que nous croissions démographiquement.

Alors, pourquoi ne pas revenir en arrière pour étudier notre passé ? C’est-à-dire pour questionner notre passé afin de comprendre notre fabuleux présent. Si ce retour est nécessaire, alors retournons, mais ce n’est pas pour y rester !

                  Bamako, le 20/01/2019.                                                                              

 Judé SOGOBA