LA CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE : UN ATOUT POUR LE DÉVELOPPEMENT DU MALI

1re partie
Dans ce billet que je vous livre en 2 parties, j’explique pourquoi à mon sens la croissance démographique est une chance pour le développement au Mali et non un handicap.
Les propos qui consistent à dire que la croissance démographique est un obstacle pour le développement du Mali sont des barriques vides. Un pays qui veut se développer ne peut que compter sur sa jeunesse. Une population jeune et bien encadrée ne peut être qu’un atout pour le développement d’un pays, à plus forte raison pour celui du Mali.
Il faudra comprendre que cette croissance peut être un obstacle pour le développement uniquement si le politique ne joue pas pleinement son rôle. La jeunesse doit être éduquée, soignée pour un meilleur avenir. Sans cette implication politique, cette croissance ne sera que la poudre à l’œil.


Si la première idée pour chaque parent est de mettre un enfant au monde qui va travailler pour son épanouissement, la croissance ne peut être qu’un atout. Tout dépend de l’organisation politique. Une population jeune n’est qu’un atout pour tout le monde si cette dernière est bien organisée. C’est vrai que les gens se disent que la croissance démographique n’est pas bénéfique puisque les conditions de vie ne le permettent pas, nous devons comprendre qu’une vie aussi ne peut avoir de bonnes conditions quand elle est laissée à elle-même. L’exemple de la Chine peut être une référence car la Chine qui avait adopté la politique de l’enfant unique est passée aujourd’hui à celle de deux enfants. Nous devons comprendre que plus de mains est synonyme de plus de main-d ’œuvres.


Alors, l’idée de la croissance démographique doit être expliquée pour que les gens comprennent l’enjeu. La conception qui consiste à dire que nous donnons vie aux enfants, ensuite les laisser se promener n’importe comment dans les rues et en fin de compte, ils deviennent des délinquants matérialisés, doit être expliquée davantage. Cette conception est loin d’être erronée dans la mesure où nous assistons à beaucoup de cas de ce genre. Les groupes de jeunes qui prennent tout leur temps ou qui passent toute la journée au grain en train de prendre du thé ou je ne sais quoi d’autres, sont des cas qui donnent parfois raison à ceux qui pensent que la croissance démographique est un obstacle pour le développement du pays.


Alors, malgré tout cela, nous pouvons dire que le cas du Mali est spécifique dans la mesure où dans ce pays, le favoritisme, le laisser-aller, la négligence, la mal-gouvernance, l’injustice ont gagné le terrain. La jeunesse subit tout, mais ce qui est encore piquant est que cette jeunesse ne fournie aucun effort pour se relever. Elle est devenue un matériel de production corrompue pour ou de la couche vieille. La jeunesse n’est plus une jeunesse éveillée, mais plutôt celle qui veut réussir sans effort, sans travailler. Une jeunesse atteinte par la paresse intellectuelle. Ce qu’elle gagne aujourd’hui au lieu de chercher à fructifier ça, elle préfère finirent avec cela avant de se mettre encore au travail.


Je m’en arrête là pour la première partie de mon billet. Vous pourriez retrouver la seconde partie dès demain sur mon blog.
Bamako, le 20/01/2019.
Judé SOGOBA